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Monday, April 26th, 2010 | Author: rs@sybot.fr

Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n’avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses.

Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d’entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête…

Les patrons ne connaissent pas la crise du disque

Une société est particulièrement dans le collimateur : la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), dont le directeur général, Marc Guez, perçoit le deuxième salaire le plus important des dirigeants du secteur (entre 250.000 et 300.000 euros annuels, selon un tableau, page 279). Pourquoi pas ? Sauf que la SCPP n’emploie qu’une quarantaine de collaborateurs et ne traite qu’un peu plus de 60 millions d’euros de droits.

C’est là que le bât blesse… “Cette même rémunération est plus de deux fois supérieure à celles de ses homologues dans des sociétés d’une échelle voisine ou supérieure, comme l’Adami ou la Spedidam”, note le rapport. Autrement dit, le patron de la SCPP est trop payé pour le service qu’il rend à ses sociétaires. “J’ai moins de salariés que les autres sociétés, mais ils sont meilleurs, pourquoi en serais-je pénalisé ?”, s’insurge Marc Guez. Du reste, nous sommes l’une des sociétés les mieux gérées. Pour justifier une telle rémunération, la SCPP indique à la Commission que Marc Guez perçoit un salaire équivalent aux directeurs généraux des majors du disque .

C’est bien là le problème : comment les patrons de l’industrie du disque peuvent-ils justifier de conserver des rémunérations très élevées, alors même que le marché de la musique s’est effondré de 50 % en cinq ans ? Comment peuvent-ils justifier de tels salaires, alors que l’âge d’or est désormais plus que révolu ?

De ce point de vue, il n’est pas étonnant de retrouver en tête du classement des gros salaires le patron de la Sacem, Bernard Miyet : un salaire plus élevé de + 143 % par rapport à celui de Marc Guez (le rapport ne mentionne pas les chiffres précis) et des notes de frais qui, en 2008, s’élèvent à 29.212 euros par carte bancaire. Face aux rapporteurs de la Commission, la Sacem a tenté de justifier cette forte rémunération : les émoluments de Bernard Miyet seraient “rattachés à une responsabilité internationale publique antérieure”. Mais le rapport note que cette référence “n’a pas été fournie à la Commission permanente du contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits”.

Les vacances en Guyane sur carte bancaire de la Sacem

L’examen approfondi des notes de frais des dirigeants de la Sacem révèle des abus non sanctionnés. Ainsi, en 2007, l’un des dirigeants (parti en 2008) avait pris ses aises avec la carte bancaire de la boîte : des repas seuls, des vacances en Guyane (entre le 27 décembre 2006 et le 6 janvier 2007), des frais de péage de week-end, 10.512 euros de “cadeaux”… La Commission souligne, avec euphémisme, que certaines de ces dépenses n’étaient sans doute pas effectuées dans l’intérêt de la société et n’ont pourtant fait l’objet d’aucun contrôle. “Elles n’ont pas été non plus de ce fait remboursées par l’intéressé”, note, non sans ironie, le rapport.

Les dirigeants de la Sacem en prennent pour leur grade à propos des frais d’hôtel et de restaurant payés, pour l’essentiel, par carte bancaire. Les dirigeants “ne respectent guère la note interne relative” aux frais qui est pourtant assez généreuse : les cadres dirigeants doivent s’en tenir à des hôtels 3 étoiles, les repas à l’étranger ne doivent pas excéder 40 euros et pas plus de 70 euros par personne lorsqu’ils invitent. La Commission permanente n’a pas pu pousser plus loin ses investigations, car la Sacem ne dispose pas d’un suivi analytique des dépenses payées par carte. L’opacité “étonne” les rapporteurs…

Une rente assise sur un quasi-monopole

La situation est d’autant plus choquante que les artistes n’ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, “un quasi-monopole de fait sur le territoire national”, note le rapport. Avec l’onctuosité qui sied au langage de la haute fonction publique, le rapport relève que “les rémunérations semblent, au moins pour quelques cas individuels, s’écarter notablement des normes de rémunération en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence”.

Le rapport observe également de grandes disparités entre les salaires des dirigeants et les salariés de ces sociétés. Par exemple, à la Sacem, les six salariés les mieux payés ont vu leurs revenus croître de 10 % entre 2005 et 2008 quand le personnel s’est contenté de + 6,5 % en moyenne sur la période. La Sacem n’a pas justifié cette différence de traitement. Le rapport entre le salaire de Bernard Miyet et le salaire le plus bas de la Sacem est de “30 à 40″, note encore le rapport. Pour une société qui emploie 1.450 salariés

Moyenne des cinq principaux salaires annuels en euros / effectif salarié / montants des sommes perçues

  • SACEM : 363.908 euros / 1448 / 961,3 millions d’euros
  • SACD : 149.775 euros / 232 / 179,6 millions d’euros
  • SCAM : 142.521 euros / 81 / 74,1 millions d’euros
  • SPP : 135.465 / 39 / 61,1 millions d’euros
  • CFC : 110.200 euros / 44 / 43,7 millions d’euros
  • ADAMI : 107.300 euros / 74 / 53 millions d’euros
  • SPEDIDAM : 96.020 euros / 32 / 32,9 millions d’euros
  • PROCIREP : 84.273 euros / 18 / 31,6 millions d’euros
  • La Commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits est présidée par Bernard Menasseyre, président de chambre honoraire à la Cour des comptes. Elle comprend pour membres : François Lavondès, conseiller d’État honoraire ; Marie-Claude Duvernier, conseillère honoraire à la Cour de cassation ; Claude Rubinowicz, inspecteur général des finances ; Lé Nhat Binh, inspecteur général des affaires culturelles.

    Par Emmanuel Berretta

    Source : Le Point.fr
    Publié le 10/04/2010 à 13:40 – Modifié le 13/04/2010 à 12:34

    Monday, September 28th, 2009 | Author: Gregory

    Tous supports confondus la vente de musique continue à baisser sur le marché français. Au cours du premier semestre 2009 les ventes ont chuté de 17,8% sur un an. Elles ont généré un chiffre d‘affaire de 229 millions d’euros soit une perte de 50 millions d’euros par rapport à 2008.

    On est loin des 415 millions qui entraient il y a cinq ans encore dans les caisses de l’industrie du disque. Il faut dire que selon le Syndicat national des éditions phonographiques (Snep), les ventes physiques ont continué à s’effondrer avec une baisse de -21%.

    soldes

    Pendant ce temps, avec un chiffre d‘affaire de 37,6 millions d’euros, les ventes de musiques numériques (téléchargement, téléphone mobile, streaming et abonnements) n’ont connut qu’une très faible croissance qui n’a pas dépassé les 3,3% alors qu’au premier semestre 2008 elles avaient bondi de 56%.

    Pour le Snep, cette stagnation de la musique numérique s’explique par la très forte baisse des revenus issus de la téléphonie mobile. Ils sont passés de 20,2 millions au cours du premier semestre 2008 à 9,8 millions d’euros en 2009.

    Par contre si les ventes de sonneries téléphoniques et de titres achetés via les mobiles s’essoufflent, l’activité autour de la musique en streaming proposée par Deezer, Wormee, etc…, se porte bien. Son chiffre d’affaires a atteint 5 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année soit une progression de 400%.

    Enfin pour ce qui est du téléchargement légal, il a généré 17,8 millions d’euros soit une progression de 47% sur un an. C’est sans doute pour cette raison que Frédéric Mitterrand a confié l’exploration de cette piste à la mission « Création et Internet » avec pour objectif de faire émerger des « propositions brèves destinées à être traduites très rapidement en mesures concrètes ». En parallèle la loi d’Hadopi 2 mettra en place simultanément des sanctions à l’égard des internautes qui téléchargent de la musique illégalement.

    Wednesday, January 28th, 2009 | Author: rs@sybot.fr

    Jusqu’à cette année, nous avions jusque là arpenté ses allées en préchant la bonne parole  du téléchargement, en MP3 HD et … Sans DRM S’il vous plait …. sur www.121musicstore.eu

    Cette année, nous étions comme des lycéens aux portes de la faculté. Pour la première fois nous nous présentions aussi en tant qu’acteur de la distribution physique, de l’Edition et de la diffusion Radio sur le Web sous la marque 121 Digital Media !

    Lors de ce Midem, il ne nous restait que peu de place pour la prospection, les agendas étaient “bookés” depuis fort longtemps… Nous nous devions de rencontrer les labels majeurs du catalogue Spirale ainsi que les clients historiques de 121 MusicStore, plus un nombre impressionnant de prospects contactés il y a 3 ans et enfin désireux de nous faire confiance :)

    Avec une croissance  de 12% des ventes physiques, et de plus de 100% des ventes digitales, une nouvelle société capitalisée à 4 Millions d’Euros, des indicateurs tous au vert intense, il était difficile de ne pas avoir le sourire, mais plus encore, pendant ces 4 jours de ne pas trop parler de cette satanée crise qui sommeille derrière chaque propos…

    AMBIANCE GENERALE : C’EST PAS LA JOIE !

    Tout d’abord la mauvaise nouvelle de ce 43ème marché de la musique de Cannes, le Midem a connu une diminution de sa fréquentation de 15% environ. La crise est évidemment passée par là, et l’impression de participer à un événement qui cherche un second souffle était renforcée par l’affluence plus faible que les années précédentes, bien sûr, mais aussi par l’absence d’une grande annonce. Dans ce contexte, ce Midem 2009 restera celui de la transition (transition que le métier tout entier tente de réaliser vers le numérique) et de l’attente, voire pour certains de l’impatience.

    En guise de grande annonce tout et n’importe quoi se disait autour de la nouvelle arlésienne : la loi “Création et Internet”.

    Les Mammouth sont en train de se congeler devant les chiffres : 60% de la valeur de la musique enregistrée s’est évaporée, et l’absence d’une alternative dans l’univers digital ne suffit pas à compenser cette chute. Avec quelques 76 millions d’euros tous formats confondus, les ventes de musique en ligne ou sur mobile ne représentent qu’un petit 13% du marché de la musique en France.

    Un piètre résultat alors que d’autres pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni ont déjà converti plus de 30% de leur marché aux joies du téléchargement légal. Pour la quasi totalité des patrons de labels français, il manque une loi pour bien signifier que dorénavant le téléchargement d’oeuvres protégées par le droit d’auteur est interdit.

    Non, rien n’a semble t-il préparé une industrie mondialisée à la situation actuelle… Pourtant si prévisible… L’industrie de la musique comme bien d’autre a passé ces 15 dernières années plus de temps à faire de l’argent avec de l’argent qu’à se soucier de son futur… La valeur du titre a supplanté cette de l’Artiste…

    Eh oui messieurs les faiseurs de « reality star »,  vous avez licencié des Artistes au profit de comptables… fermé des studios, remplacé des directeurs artistiques par des managers nantis de MBA, et ce faisant, malgré les apparences avez choisi d’être cigales plus que fourmis…

    Il va donc falloir retourner aux fondamentaux. Se rappeler que l’on en peut devenir riche que du travail, et que la vrai richesse ne se perd jamais. Les chanceux détenant les catalogues d’Aznavour, Brel, Brassens, des Beatles des Pink Floyd, de Sinatra et autres consorts, si ils ne les ont pas convertis en instruments financiers le savent bien. le Talent est éternel…. Comme les diamants.

    A coté de ça on nous a présenté des modèles pour faire fortune, vite et mal… on nous a livré les stras d’un jour, des chanteurs(euses) aphones ou incapables d’être juste, mais prêts(es) à tout pour réussir, produisant tantôt des albums (avec un ou deux titres à peine corrects vendus 25 €), tantôt des lignes de vêtements ou s’essayant à la publicité en se transformant en être sandwich pour quelques poignées d’Euros ou contre la promesse d’être invité ici ou là….

    Si vous ajoutez à cela une petite dose d’internet incontrôlable, et le ras le bol général d’une certaine génération (les vieux c…) l’absence totale de respect et l’inculture de l’irresponsabilité d’une autre (les jeunes c…)… Et voila le résultat ! Formidable comme dirait l’ami Jack !

    Donc, faute de mieux, tous sont suspendus au vote de la loi “Création et Internet”, c’est dire si ils sont dans l’embarras.

    QUOI DE NEUF DOCTEUR ?

    Heureusement, certains invités venus pour la plupart de l’étranger, ont su montrer qu’il existait d’autres chemins pour l’industrie de la musique. Ainsi, Michael Robertson, créateur de Mp3.com est intervenu en video conférence pour livrer son analyse sur la situation. Et il est peu de dire qu’elle est iconoclaste. L’actuel patron de MP3Tunes affirme tout bonnement que les meilleurs idées doivent être puisées dans le monde des pirates, et de l’underground !

    Plus acceptable pour les personnalités du disque, la présentation de l’expérience commerciale menée par Nine Inch Nails, le groupe de Trent Reznor. Pour la sortie de son dernier album, le groupe n’a pas hésité à offrir les titres, mais aussi à proposer des produits haut de gamme à 300 dollars. Avec un succès important, puisque les 2500 pièces sont parties en 30 heures ! Une belle opération qui démontre qu’une relation forte entre un artiste et ses fans est toujours une base fertile pour des opérations commerciales ou promotionnelles réussies. La présentation a impressionné, mais on ne peut pas en dire de même pour tous les invités vedettes de ce Midem. Google a déçu en pratiquant une langue de bois bien pâteuse, ou encore MySpace Music, qui n’a pas été plus intéressant, laissant l’assistance dans l’expectative.

    Enfin, d’autres ont carrément tapé du poing sur la table, estimant que les maisons de disques ne jouent pas le jeu, comme par exemple l’agrégateur Believe (…dont j’ai toutefois du mal a situer la stratégie ailleurs que dans une volonté de déplacer les pôles de profit afin d’espérer une petite part du gâteau…)

    Il est vrai que de lire partout que le futur passe par la confiance et la liberté [MP3 sans DRM], que la qualité tient un rôle majeur [320 K, Tags impeccables]… Que l’Artiste doit être au centre des préoccupations.., nous satisfait autant que cela nous fatigue, voire nous désespère… Tout ce temps perdu pour rien ! Car en bref il s’agit de confirmer que les recettes appliquées par 121MusicStore.eu  dès 2006 [et par bien d'autres sites indépendants] semblent être les bonnes

    Maintenant il serait temps de se retrousser les manches, notamment en accélérant largement la numérisation du catalogue mondial disponible [près de 91 000 000 de titres, pour plus ou moins de 10 000 000 de titres disponibles en téléchargement !], et d’ouvrir les yeux sur des systèmes sains de commercialisation de façon à recréer le dynamisme d’antan ou plus de 500 000 enseignes vendaient de la musique en lieu et place des 35 000 Aujourd’hui, tout en étant « infichues » de faire au moins le même chiffre… Eh oui, la concentration n’a pas que du bon messieurs les décideurs. La passion, l’Imagination, l’Amour sincère du métier et/ou de la Musique vont rester pendant encore quelques siècles les bases de l’économie de la Musique qui devra se refonder aussi vite que possible.

    Il serait tentant de conclure sur une sorte de rendez-vous manqué entre une génération d’entrepreneurs désireux de lancer des expérimentations osées, et une partie de l’industrie, qui essaie tant bien que mal de conserver un revenu en ces temps de crise…. J’exclue de là tous les apprentis sorciers qui se fichent bien de la musique, mais sont essentiellement mus par l’envie de profit… A tout prix… A n’importe quel prix !

    Raoul SCULTORE

    NDLA : Un grand merci à tous ceux qui m’ont aidé pour l’accomplissement de ces quelques lignes

    Quelques news Compémentaires à lire pour compléter ce petit tableau :

    http://www.numerama.com/magazine/11641-L-album-le-plus-vendu-sur-Amazon-en-2008-etait-aussi-offert-gratuitement.html

    http://www.numerama.com/magazine/11136-1ers-licenciements-massifs-pour-la-musique-financee-par-la-pub.html


    Sunday, December 21st, 2008 | Author: admin

    Les hypermarchés de la vente de musique en ligne ont depuis leur origine fixé le prix de vente d’un morceau de musique à 0,99€ (0,99$ aux Etats-Unis). Quelle est, sur ce prix proche de celui du CD, la part de rémunération des créateurs ?

    A l’ère des technologies de l’information et des nouveaux usages culturels qu’elles engendrent, tout le monde s’accorde sur la nécessité impérative de rémunérer équitablement les artistes (auteurs, compositeurs, interprètes). Examinons de plus près ce qu’il en est du côté des industriels du disque.

    Dans le N° de “Challenges” daté du 5 janvier 2006, sous un article défavorable à la “License Globale”, se trouve un graphique plutôt intéressant, dont les chiffres ont été repris ci-dessous.

    grap_repartition.jpg

    Si nous analysions les chiffres de la répartition de ces 99 centimes en pourcentage :

    La part du lion : 61 %
    Il s’agit de la part qui revient aux producteurs/grossistes.
    Elle semble supérieure à celle obtenue sur les ventes de CD (entre 52 et 55% à vérifier).

    Il s’agit ici de près des deux tiers du prix de la vente, mais nous verrons par la suite que si le producteur est également éditeur et distributeur en ligne (par l’intermédiaire de son site marchand), ces revenus peuvent encore augmenter.


    more…

    Friday, November 14th, 2008 | Author: rs@sybot.fr

    Par Habitude, j’apprécie de me réveiller avec Télé Matin… No stress, un peu d’actualité, des reportages, et la super Laura du web :)

    Je dois avouer que je trouvais dans son inexpérience un peu de faicheur…. jusqu’à son émission sur le téléchargement ou elle envoyait en direct :  Allez achetez votre musique en Russie ! C’est moins cher ! En précisant que c’est Légal, Ethique, Equitable... Et claironant avoir vérifié que tout ça est correct….  !

    Quant à l’Ami William avec un de ses meilleures sourires, il ajoutait qu’en fait c’était moins cher car on ne payait pas la TVA…. Quelle misère !

    Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

    Dans la foulée je me fendais du petit mail ci dessous… resté sans réponse bien évidement, sachant que nous avons affaire ici à une vraie exception culturelle bien de chez nous… l’ignardise!

    Chère Laura…

    … Bla bla..

    J’ai du mal à être impartial sur ce sujet, car je suis un  de ces exploitants de crédules qui vend la musique à un prix “ordurier” de 1 € le morceau et 9,99 € l’album. [www.121musicstore.eu]

    Bien entendu, je trouve que cela est encore un peu cher. Il arrive même qu’un album de “back catalogue” soit plus cher en téléchargement qu’en CD, Un comble !

    Mais le prix actuel est celui de la nouveauté, et je peux vous assurer que les exploitants ne gagnent pas d’argent et qu’il en sera ainsi pendant quelques mois (ans ?) encore,. Même ITunes ne tient que grâce aux ventes des IPods et IPhones.

    La situation perdurera jusqu’à ce que le marché s’assainisse (Baisse des coûts SACEM, rééquilibrage des répartitions, généralisation des music videos….)

    Si je peux me permettre : Suivez le guide et voyons voir comment ça marche tout ça coté cuisine :

    Prix de vente :  1 €
    On enlève la TVA :  19,6%
    On va quand même rémunérer l’artiste ou le label à hauteur de :  50 %
    Puis parce qu’on souhaite que les auteurs, compositeurs , interprètes, Editeurs, arrangeurs…. puissent continuer à vivre de leur Art, car il leur arrive vous en conviendrez de nous réaliser quelques petits chef d’oeuvres, nous allons payer la SACEM 8%
    Puis parce que l’industrie de la musique est ainsi faite, nous réglerons 1% aux société de collecte des producteurs…

    enfin et pour finir, c’est 1,5% qu’il nous faudra acquitter pour permettre un achat sécurisé par carte bleue.

    Si nous faisions un petit sous total :

    Prix de vente:  1 €
    Frais: 0,801
    Marge brute: 0,199

    Avec tout ça il faut :

    Encoder le stitres (du cd au MP3)
    Réaliser des  applications sérieuses
    Les héberger sur des serveurs très puissants et dotés de très grosses capacités de stockage
    Marketer le tout avec l’équipe de passionnés imbéciles qu’on a recrutée autour du projet.

    C’est short ! vraiment !

    Les Russes quant à eux, qu’ils s’agissent de ceux dont vous avez fait la réclame ou de ceux de http://www.allofmp3.ru, (A consulter absolument) ne sont pas réglos…

    Ils achètent les disques les numérisent et les mettent en vente lorsqu’ils ne les téléchargent pas sur la mule ! Eh oui, c’est vrai ça aussi.

    Ils ne paient rien, car leur société de gestion des droits fait ce qu’elle veut et rien n’est reversé aux artistes…

    Ils sont légaux chez eux…  C’est tout

    Des Labels russes de grande qualité tels que Citadel, ont choisi des plates-formes européennes pour distribuer leur musique, car eux non plus n’apprécient pas de se faire “arnaquer” par leur congénères (http://www.121musicstore.eu/fr/label-citadel-records-3466.html)

    Vérifiez donc dans le landernau de la musique, chez les mammouth (Universal, EMI et assimilés) chez les moyens (Hamonia Mundi, Pias…) … je représenterai les petits :)
    Vous verrez ce qu’ils en disent !

    Je suis moins offusqué de savoir qu’un jeune, fan de musique désargenté télécharge illégalement un morceau de musique que par les pratiques de ces russes dépourvus de morale et avides d’argent. Il s’agit tout simplement de pilleurs !

    Comment peut on cautionner de telles pratiques, comment peut in leur donner de l’argent et devenir le complice de leurs agissements !

    Que se passe t-il lorsque les gens achètent chez eux.

    Il n’y a aucun retour pour les artistes, et il y a une sorte d’autodafé des tentatives françaises d’offrir un service de qualité à un prix correct tout en essayant de ne pas faire faillite ! La situation empire lorsque l’on essaie de mettre en avant des productions indépendantes.

    Que se passe t-il Laura ?

    Que vous arrive t-il ?

    Vous n’aimez plus les Artistes français, vous souhaitez qu’une bonne fois pour toute nous soyons victimes d’une staracademite aigue :) D’un formatage intégral imposé par quelques médias.

    A moins que ce soit l’effet Sarkozy, qui vous ayant privé de publicité, vous donne envie d’en finir… :)

    Chère Laura, excusez mon ton énervé, mais reconnaissez qu’il y a de quoi….

    Une production de qualité, une de celles de  ”l’exception culturelle” coûte plus ou moins 15 000 €.
    Un artiste distribué par 121musicstore.eu si il réussit un téléchargement d’or (25000 ventes de titres), va faire 12 500 euros de chiffre d’affaire  TTC…
    Même pas de quoi faire une autre prod dans des conditions décentes. Il faudra qu’il joue à coté pour équilibrer son nouveau projet.

    Combien si l’album est vendu 8 à 9 fois moins cher… et que produire avec 800 € ? Un Album ?

    Eh oui, la crise des “subprime” peut aussi toucher la musique

    Laissez ces astuces de M…. à Pernaud à son combien ça coûte…

    Et laissez nous vivre, espérer entreprendre…  Mieux encore, Aidez nous SVP !

    Help Please :)

    Merci à celui ou celle qui lira cette complainte.

    Merci à Laura si elle rectifie le tir… (Je me tiens à son entière disposition pour lui fournir un annuaire pro des bonnes  adresses françaises).

    Et franchement sans rancune…

    Je continuerai à écouter Télé Matin au réveil.

    Raoul SCULTORE


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