Wednesday, January 18th, 2012 | Author:

Selon l’article de Bénédicte Rey (AFP), le marché de la musique enregistrée en France a perdu la moitié de sa valeur entre 2003 et 2010, sans que le marché du téléchargement légal et du streaming ne parviennent à capter cette valeur.

L’article dans sons intégralité :

PARIS — Le marché de la musique enregistrée en France a perdu la moitié de sa valeur entre 2003 et 2010, entraînant un appauvrissement de l’offre et une dévalorisation du support musical, selon une étude de l’Observatoire de la musique et l’institut GfK.

Entre 2003 et 2010, le marché de la musique enregistré (physique et numérique) a chuté de 54,8% en valeur et de 23,7% en volume.

Sans surprise, cette évolution est due à l’effondrement du marché physique: les ventes de CD et DVD ont baissé de 57,4% en volume et 59,4% en valeur. Une chute spectaculaire qui n’a pas été compensée par le développement du marché numérique, même si le téléchargement et le streaming ont progressé de 49,4% en volume depuis 2007 et 124,3% en valeur.

En 2010, le marché de la musique enregistrée représentait un chiffre d’affaires global de 882,8 millions d’euros. Huit ans plus tôt, il s’élevait 1,95 milliard d’euros.

“Cette décroissance n’a pas modifié la structuration du marché du point de vue de la concentration des ventes sur un nombre très limité de références”, souligne l’étude.

En 2004, 4,4% du total des références totalisaient 88,4% du marché en valeur. En 2008, 5,9% des références réalisaient 90% du marché en valeur.

En revanche, ce déclin a entraîné une chute des nouvelles références en CD audio. Leur nombre s’est élevé à 62.487 en 2010, en baisse de 15,1% par rapport à 2003.

Le déclin du marché a aussi entraîné une concentration de l’offre exposée en magasins.

“Dès 1986, les majors ont +basculé+ le marché physique vers les grandes surfaces alimentaires (GSA) en délaissant le réseau des disquaires indépendants”, rappelle l’étude.

Or, depuis 2003, les ventes dans ces magasins ont reculé de 75,9% en volume et de 75,6% en valeur.

“Le marché de la musique pèse peu pour les GSA et la désaffection des publics rend d’autant plus problématique le maintien des mètres linéaires dans la grande surface alimentaire”, souligne l’étude.

Sur la période, les ventes dans les grandes surfaces spécialisées dans les produits culturels ont également chuté, de 32,5% en volume et de 43% en valeur.

Selon l’étude, ces points de vente “risquent fort de n’être plus que des +clones+, ne présentant sur leurs linéaires que les mêmes références, afin de pouvoir renouer ou maintenir des taux de rentabilité si possible à deux chiffres”.

De plus en plus, l’acheteur “devra consulter, acte isolé sans intermédiation, les sites internet (Amazon, Fnac…) ou résolument entrer dans les nombreux sites musicaux, boutiques virtuelles de téléchargement payant, pour trouver une plus large profondeur de l’offre musicale”, estime l’étude.

Autre phénomène inquiétant, les grandes maisons de production “en viennent à +brader+ leurs fonds de catalogue pour pouvoir disposer d’un volant de trésorerie en des périodes critiques” et “à leur tour, les petits producteurs doivent participer à ces opérations spéciales”, ce qui contribue à “dévaloriser la valeur du support musical”.

Compte tenu de ces évolutions, le marché numérique pourrait avoir déjà dépassé en 2011 le marché physique en volume, mais les auteurs soulignent qu’il évolue dans un paysage industriel “en pleine reconfiguration” avec le développement d’acteurs comme Apple, Google, Facebook, Youtube ou Amazon.

“Il n’est pas sûr que la filière musicale ne connaisse pas quelques déconvenues car l’installation d’acteurs dominants rigidifiera les relations commerciales. Certains d’entre eux, comme Google, installent de nouveaux services hors de toute absence préalable de négociation avec les ayants droit”, met en garde l’étude.

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Monday, November 21st, 2011 | Author:

Didier Selles (Coauteur du rapport sur l’avenir de la filière musicale, conseiller-maître à la Cour des comptes) a été saisi officiellement par Frédéric Mitterrand pour mener à bien la mission de préfiguration du Centre national de la musique. Cet établissement public aura pour mission de participer au financement de la filière musicale, à l’instar du CNC pour le cinéma.

« Dans le cadre de cette mission, indique le ministre de la Culture dans sa lettre, vous vous attacherez à définir précisément les modalités de mise en œuvre opérationnelles et budgétaires de l’établissement public, les conditions de sa gouvernance ainsi que les différents régimes d’aides administrés par le centre nationale de la musique. (…) Je souhaite également que vous expertisiez les modalités juridiques de création de cet établissement. »

Dans sa première année de fonctionnement, le CNM recevra des subventions du ministère de la culture. Il devra ensuite trouver d’autres financements. Une piste sérieusement évoquée par Nicolas Sarkozy lors du Forum d’Avignon : une taxe sur les FAI.

« Je souhaite que les fournisseurs d’accès, qui sont extrêmement prospères et tant mieux pour eux, puissent contribuer à la création musicale comme contribuent un certain nombre d’acteurs à la création cinématographique ».

Attendons le retour de Didier Selles qui devrait avoir lieu le 15 janvier, un peu avant le MIDEM 2012

Friday, September 30th, 2011 | Author:

Comment aujourd’hui, un musicien peut porter sa musique le plus loin possible ?

Réponse : il s’entoure d’une équipe, où chacun a son rôle.

Un film documentaire de 26 minutes, réalisé par Bonnie & Clyde pour l’association “Tous pour la musique”, présente tous les intervenants qui s’associent au service d’une oeuvre et d’une carrière musicale.

Friday, September 30th, 2011 | Author:

La SNEP (syndicat national de l’édition phonographique) nous a livré mi septembre, les chiffres clés sur marché de la musique au premier semestre 2011.

Morceaux choisis, en lien avec le marché numérique.

Le marché de la musique enregistrée du premier semestre 2011 a représenté 225.9 millions d’euros, en baisse de 5.7 % par rapport au premier semestre 2010 :

Les ventes physiques chutent de 12 % (‐23.7 millions)
Les ventes numériques progressent de 22.78 % (+9.8 millions) dont :

 Téléchargement Internet : +13.2% (+3.17 millions),
 Téléphonie mobile : ‐20.2% (‐1.7 million),
 Stre
aming financé par la publicité : +44.7% (+2.1 millions),
 Revenus des abonnements : +103% (+6.26 millions).

 La part de marché du numérique s’établit à 23.5 % vs 18.1 % en 2010.
La progression des ventes numériques a compensé un peu moins de la moitié (42 %) de la perte du marché physique.

Cependant, c’est en France que la progression du marché numérique est la plus sensible.

La structure des ventes numériques évolue :

Les revenus des abonnements : 23,2 % des revenus numériques contre 14,1 % au premier semestre 2010.
Les revenus du streaming financé par la publicité : 12,9 % des revenus numériques contre 10,9 % au premier semestre 2010.
Le téléchargement Internet : 51,3 % des revenus numériques contre 55,6 % au premier semestre 2010.
La téléphonie mobile : 12,6 % des revenus numériques contre 19,4 % au premier semestre 2010.

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Friday, September 23rd, 2011 | Author:

 

La musique de relaxation est de plus en plus prisée par une audience évoluant dans un quotidien stressant. Elle trouve ses débouchés aussi bien auprès de particuliers mais aussi auprès de professionnels pour :

  • la sonorisation d’ espaces d’accueil du public : salles d’attente médicales, salons d’esthétique, spa, magasins bio
  • l’accompagnement musical de séances de relaxation, Tai Chi Chuan, Danses Traditionnelles du monde…

On reste tout de même dans un style de niche : comment les artistes de ce mouvement musical communiquent ils?

Réponse par l’exemple, celui de Michel Pépé, musicien indépendant, chef de file de la musique de relaxation en France.

Michel Pépé sort son premier album, Transcendances, en 1990. Depuis la fin des années 90, Michel Pépé donne tous les ans rendez-vous à ses fans en septembre, pour la sortie d’un nouvel album (voir sa discographie). Cette régularité est particulièrement appréciée et participe à l’engouement et la fidélisation des fans pour cet artiste.

Pour communiquer : pas de passage télé ou radio, c’est vers internet que Michel Pépé s’est naturellement tourné.

Panoplie parfaite pour informer et intéresser les fans :

D’autre part, Michel Pépé a su susciter l’intérêt de nombreux sites partenaires qui le soutiennent à chaque sortie d’album.

121MusicStore, à qui Michel Pépé a fait confiance pour distribuer ses titres en Mp3, participe à la promotion de l’artiste.

Etude de cas sur la sortie début septembre 2011 de son dernier album : L’archange du soleil.

La préparation de la communication a été réalisée durant l’été, pour que tout soit prêt le jour J de la sortie officielle, le 1er septembre 2011.

Résultats en image : une présentation du nouvel album de Michel Pépé à différentes places du site, rendue possible grâce à la création de bannières de différentes tailles (Merci aux graphistes!). Ces bannières sont utilisées séquentiellement à différents emplacements ou bien aléatoirement par visite sur 121Musicstore (pour être présent sur ces emplacements, contacter mod[@]121musicstore.eu).

Voici les emplacements déjà occupés ou prévus pour les semaines à venir sur la page d’accueil de 121Musicstore :

 Bannière en haut de la page d’accueil (durée une semaine)
Slideshow sur la page d’accueil (durée une semaine)
Partie inférieure de la page d’accueil (affichage aléatoire)

Exposition sur la page 121MusicstoreBien-Etre : dans les nouvelles entrées, les coups de coeur, et, si l’audience est au rendez-vous, ce qui a été le cas pour cet album, les titres apparaissent dans les statistiques des meilleures écoutes.

 

On notera aussi la participation de sites partenaires comme 121MusicBlog qui proposent :
    
  Un article sur l’album     Une biographie de l’artiste

Mais aussi des affichages de bannières :

Enfin, 121DigitalMedia a mis à la une cet album lors de trois types de campagnes de mailing (voir nos billets Artistes, communiquez!):

121HotSpot adressé à tous les fans de musique de Bien-Etre 121Messenger, mettant à l’honneur l’archange du soleil dans le style Bien-Etre Une opération spéciale dédiée à la sortie de l’album

Voilà comment faire du bruit dans la musique de relaxation !

Wednesday, September 21st, 2011 | Author:

Le MIDEM (Marché International du Disque et de l’Edition Musicale) 2012 aura lieu au Palais de Festivals de Cannes du 28 au 31 Janvier 2012.

Crée en 1967, le MIDEM est aujourd’hui le plus grand rassemblement dédié au marché de la musique où se retrouvent musiciens, acteurs publics ou privés du secteur de la musique et journalistes de plusieurs pays.

L’objectif du rendez vous ? Discuter des enjeux de l’industrie de la musique, créer de nouvelles connexions professionnelles et trouver des opportunités d’affaires.

En 2012, les organisateurs nous promettent un MIDEM complètement ré-inventé, axé sur l’innovation et les nouvelles technologies.

En perspective, des ateliers de démo d’outils de pointe et même un challenge ouvert aux développeurs, designer et hackers du monde entier pour conceptualiser et créer ensemble en 48H l’ébauche de nouvelles générations d’applications au service de la musique.

 

A suivre!


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