Thursday, April 29th, 2010 | Author: rs@sybot.fr

le blog US “Information is beautiful” nous apprend que pour gagner 1160 $, soit un peu moins de 870 €, un artiste américain doit :

Vendre 143 albums en téléchargement si il en est le producteur.

Ou bien en vendre entre 1161 et 3871 s’il est en deal avec une maison de disque.

Ou bien vendre 12 399 titres sur iTunes ou Amazon.

Ou encore faire l’objet de 4 549 020 écoutes sur Spotify.

Conclusion? La musique, il vaut mieux la faire qu’en vivre !

Monday, April 26th, 2010 | Author: rs@sybot.fr

Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n’avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses.

Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d’entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête…

Les patrons ne connaissent pas la crise du disque

Une société est particulièrement dans le collimateur : la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), dont le directeur général, Marc Guez, perçoit le deuxième salaire le plus important des dirigeants du secteur (entre 250.000 et 300.000 euros annuels, selon un tableau, page 279). Pourquoi pas ? Sauf que la SCPP n’emploie qu’une quarantaine de collaborateurs et ne traite qu’un peu plus de 60 millions d’euros de droits.

C’est là que le bât blesse… “Cette même rémunération est plus de deux fois supérieure à celles de ses homologues dans des sociétés d’une échelle voisine ou supérieure, comme l’Adami ou la Spedidam”, note le rapport. Autrement dit, le patron de la SCPP est trop payé pour le service qu’il rend à ses sociétaires. “J’ai moins de salariés que les autres sociétés, mais ils sont meilleurs, pourquoi en serais-je pénalisé ?”, s’insurge Marc Guez. Du reste, nous sommes l’une des sociétés les mieux gérées. Pour justifier une telle rémunération, la SCPP indique à la Commission que Marc Guez perçoit un salaire équivalent aux directeurs généraux des majors du disque .

C’est bien là le problème : comment les patrons de l’industrie du disque peuvent-ils justifier de conserver des rémunérations très élevées, alors même que le marché de la musique s’est effondré de 50 % en cinq ans ? Comment peuvent-ils justifier de tels salaires, alors que l’âge d’or est désormais plus que révolu ?

De ce point de vue, il n’est pas étonnant de retrouver en tête du classement des gros salaires le patron de la Sacem, Bernard Miyet : un salaire plus élevé de + 143 % par rapport à celui de Marc Guez (le rapport ne mentionne pas les chiffres précis) et des notes de frais qui, en 2008, s’élèvent à 29.212 euros par carte bancaire. Face aux rapporteurs de la Commission, la Sacem a tenté de justifier cette forte rémunération : les émoluments de Bernard Miyet seraient “rattachés à une responsabilité internationale publique antérieure”. Mais le rapport note que cette référence “n’a pas été fournie à la Commission permanente du contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits”.

Les vacances en Guyane sur carte bancaire de la Sacem

L’examen approfondi des notes de frais des dirigeants de la Sacem révèle des abus non sanctionnés. Ainsi, en 2007, l’un des dirigeants (parti en 2008) avait pris ses aises avec la carte bancaire de la boîte : des repas seuls, des vacances en Guyane (entre le 27 décembre 2006 et le 6 janvier 2007), des frais de péage de week-end, 10.512 euros de “cadeaux”… La Commission souligne, avec euphémisme, que certaines de ces dépenses n’étaient sans doute pas effectuées dans l’intérêt de la société et n’ont pourtant fait l’objet d’aucun contrôle. “Elles n’ont pas été non plus de ce fait remboursées par l’intéressé”, note, non sans ironie, le rapport.

Les dirigeants de la Sacem en prennent pour leur grade à propos des frais d’hôtel et de restaurant payés, pour l’essentiel, par carte bancaire. Les dirigeants “ne respectent guère la note interne relative” aux frais qui est pourtant assez généreuse : les cadres dirigeants doivent s’en tenir à des hôtels 3 étoiles, les repas à l’étranger ne doivent pas excéder 40 euros et pas plus de 70 euros par personne lorsqu’ils invitent. La Commission permanente n’a pas pu pousser plus loin ses investigations, car la Sacem ne dispose pas d’un suivi analytique des dépenses payées par carte. L’opacité “étonne” les rapporteurs…

Une rente assise sur un quasi-monopole

La situation est d’autant plus choquante que les artistes n’ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, “un quasi-monopole de fait sur le territoire national”, note le rapport. Avec l’onctuosité qui sied au langage de la haute fonction publique, le rapport relève que “les rémunérations semblent, au moins pour quelques cas individuels, s’écarter notablement des normes de rémunération en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence”.

Le rapport observe également de grandes disparités entre les salaires des dirigeants et les salariés de ces sociétés. Par exemple, à la Sacem, les six salariés les mieux payés ont vu leurs revenus croître de 10 % entre 2005 et 2008 quand le personnel s’est contenté de + 6,5 % en moyenne sur la période. La Sacem n’a pas justifié cette différence de traitement. Le rapport entre le salaire de Bernard Miyet et le salaire le plus bas de la Sacem est de “30 à 40″, note encore le rapport. Pour une société qui emploie 1.450 salariés

Moyenne des cinq principaux salaires annuels en euros / effectif salarié / montants des sommes perçues

  • SACEM : 363.908 euros / 1448 / 961,3 millions d’euros
  • SACD : 149.775 euros / 232 / 179,6 millions d’euros
  • SCAM : 142.521 euros / 81 / 74,1 millions d’euros
  • SPP : 135.465 / 39 / 61,1 millions d’euros
  • CFC : 110.200 euros / 44 / 43,7 millions d’euros
  • ADAMI : 107.300 euros / 74 / 53 millions d’euros
  • SPEDIDAM : 96.020 euros / 32 / 32,9 millions d’euros
  • PROCIREP : 84.273 euros / 18 / 31,6 millions d’euros
  • La Commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits est présidée par Bernard Menasseyre, président de chambre honoraire à la Cour des comptes. Elle comprend pour membres : François Lavondès, conseiller d’État honoraire ; Marie-Claude Duvernier, conseillère honoraire à la Cour de cassation ; Claude Rubinowicz, inspecteur général des finances ; Lé Nhat Binh, inspecteur général des affaires culturelles.

    Par Emmanuel Berretta

    Source : Le Point.fr
    Publié le 10/04/2010 à 13:40 – Modifié le 13/04/2010 à 12:34

    Wednesday, February 17th, 2010 | Author: rs@sybot.fr

    Un petit relais pour une belle pensée que je partage à 100% et souhaite supporter.
    L’article original, de Virginie Berger est ici copié à l’identique est disponible en
    cliquant sur ce lien

    Lettre ouverte aux maisons de disques même si elles ont rien demandé

    tumblr

    Il y a presque 10 ans, je passais un entretien avec le Directeur Général d’une maison de disques pour un poste de responsable marketing interactif (oui, à l’époque le marketing était interactif). Lorsque nous avons abordé le sujet Napster, toute jeune et naïve que j’étais, je lui dis qu’il fallait utiliser Napster comme outil de promotion, et que grâce à cet outil, les artistes pourraient beaucoup plus facilement rencontrer, toucher leurs fans…Que n’ai-je dit !!! Je n’étais pas loin du « Vade retro satanas !» Outre le fait que j’avais complètement planté mon entretien, mon interlocuteur m’a expliqué que « le public on s’en fout », que « seule la défense des droits compte » et que « le CD est et restera le seul et unique format de musique…. » Et puis c’est tout.

    10 ans plus tard, rien n’a changé….Lorsque je discute avec ces mêmes interlocuteurs (oui, les personnes qui nous avaient dit avoir tué le piratage en fermant Napster il y a 10 ans sont toujours en place), nous avons toujours les mêmes discussions …Entre le « je ne vois pas quelles erreurs nous avons bien pu faire depuis 10 ans » à « Tu sais Virginie, le marketing online pour la musique ne sert à rien » (ces deux citations, véridiques sont l’œuvre d’un DG de major en 2009), l’après Napster n’a toujours pas eu lieu….

    Je ne veux pas faire ma vétérante, mais cela fait maintenant un bout de temps que je traîne dans la musique. En 1997, je finissais mes études aux Etats Unis et je découvrais MP3.com. En 2000, j’étais sur Napster. J’ai ensuite travaillé dans des groupes de télé, de radio, sur le web avec un poste toujours en relation avec la musique et les maisons de disques. Depuis 10 ans, j’assiste, voire même je participe aux différentes tentatives de « sauvetage » de la musique, comme le Napster to Go, les plates formes lancées par les majors multi sécurisées, non interopérables avec des catalogues non commun, les deals 360, le Comes with Music, le Starbucks Music, MySpace, Spotify….

    Mais aucune de ces tentatives n’a été le futur de la musique. Et Spotify ne le sera pas plus que les autres. Je me souviens en avoir discuté l’été dernier avec un patron de la stratégie d’une maison de disque. Il me disait vouloir travailler en exclu avec Spotify car c’était vraiment « l’avenir de la musique ». « Ah oui, lui ai-je répondu, pour toi l’avenir c’est une écoute gratuite basée sur du revenu pub ? »…

    La seule chose dont on peut être certain, c’est que Spotify n’est en aucun cas le futur de la musique. Peut-être parce qu’il n’y a pas de futur dans la musique. En tout cas, il n’y a pas de futur pour l’industrie de la musique actuelle. Pas telle qu’elle évolue actuellement…Et puis, c’est quoi l’industrie de la musique ? Des centaines d’acteurs fragmentés par secteur, par fonction ou par genre…

    Qu’est ce qui a tué l’industrie musicale ? L’arrogance. L’arrogance d’être certain que rien ne changera, que ça ne sert à rien de chercher à anticiper le mouvement. L’arrogance de croire que tout se réglera à coup de procès ou de lois. L’arrogance de croire qu’on a pas besoin de chercher à comprendre ou changer..

    Mes amis des maisons de disques, il faut comprendre dès maintenant que nous ne sommes plus dans un business de ventes de CD, mais dans un business de création de valeur autour de la musique. Une fois que vous aurez compris ce changement, je vous assure que le reste suivra beaucoup plus facilement…

    Vous avez dépensé des millions de $$ en stratégies inadaptées et mal conduites, en lobbying, en pratiques complètement dépassées. Sans compter le temps perdu. Il serait temps que vous vous intéressiez et intégriez vraiment ce qui arrive. Ce n’est plus comment ça devait être, ni comme vous voulez que ça soit, ni comme cela devrait être…C’est juste que c’est comme ça. S’adapter ou mourir.

    Permettez-moi donc de vous faire part de quelques petites réflexions qui me trottent dans la tête depuis fort longtemps. Loin de moi l’idée de vous donner des leçons. Ce n’est ni mon rôle, ni mon job. Il s’agit simplement de réflexions, mûrement constatées par quelqu’un de complètement dépitée par le tour que prennent les choses.

    Connaissez votre environnement : Je suis extrêmement étonnée par la place donnée au digital dans les maisons de disques. On a les chefs de projets et les chefs de projets digitaux. La promo et la promo web, les ventes et les ventes digitales. Comme si le digital était un support mineur, qui nécessite d’être traité différemment et surtout d’être éloigné de tout autre contact avec les équipes….C’est étonnant. Le digital est un composant du mix marketing, et un moyen de distribution. Il doit donc être intégré, de la réflexion stratégique à l’opérationnel. Il n’y a pas de chefs de projets tv ou de chef de projet radio, alors pourquoi des chefs de projets digitaux ? Le digital est par nature transversal, un support de la création aux ventes. Il starte une promo, soutient les ventes. Alors intégrez-le, pour de vrai….

    Préparez vos équipes : Le NY Times a demandé récemment à ses équipes de se mettre sérieusement au digital ou de partir…Faites la même chose. Comment pouvez réellement comprendre et assimiler le marché si vous ne le comprenez pas, si vous ne cherchez pas à l’anticiper, à intégrer théories et cases studies. Quand je parle CwF et RtB, de segmentation des fans, de freemium, d’accès à la musique, de datamining, on me regarde très bizarrement. C’est-à-dire que ces différents concepts, qui sont connus, reconnus et testés, fondateurs du music marketing moderne sont inconnus par les premiers qui sont sensés les appliquer. La plupart du temps, on me parle de playlist nrj et de passage au Grand Journal. Voilà la stratégie marketing en maisons de disque…Sans aucune réflexion stratégique en amont…

    Alors c’est vrai que l’exemple doit venir d’en haut..Et quand le haut se vante de ne rien comprendre au digital, de ne pas l’utiliser, crache sur Facebook ou Twitter (image bien entendu) et que « que toute façon on en a pas besoin et que c’est inutile», c’est quand même très problématique (exemples entendus maintes en fois encore la semaine dernière…).

    Assumez ce que vous êtes : Des marchands de tapis. Vous vendez de la musique, vous gagnez de l’argent sur la musique, vous êtes donc des marchands de tapis. Et ce n’est pas péjoratif, c’est juste la réalité. C’est du commercial. On fixe un prix à un produit et on le vend. Je ne rentrerai pas dans la sphère artistique, ça a un côté un peu magique, artisanal…mais ensuite, quand vous décidez de vendre un artiste, vendez le vraiment, en mettez toutes les chances de votre côté. Ce n’est parce qu’on est dans la musique, qu’on est cool, qu’on porte des baskets et qu’on se fait la bise que le business n’est pas sérieux…

    Par exemple, travaillez vraiment votre marketing comme du marketing, et non comme de la promo. Travaillez le marketing comme on le pratique chez Microsoft, Apple ou Unilever.

    Le marketing ce n’est pas sale, ce n’est pas mauvais, il ne s’insère pas dans l’artistique mais il vous aide à le vendre. C’est un peu le but non ?

    En résumé,

  • Définissez vos consommateurs par produit
  • Etablissez vos objectifs : qu’est ce que vous voulez faire ?
  • Définissez votre offre pour atteindre ces objectifs : créer des produits qui vous permettent d’atteindre ces objectifs
  • Créez les sites web, contenus, landing pages, etc… : objectif : intégrer les fans dans le cycle de ventes
  • Collectez vos données
  • Mesurez vos performances : d’où vient le consommateur, quels produits achètent ils, etc..
  • Optimisez votre campagne
  • Répéter, améliorer, expérimenter
  • Investissez dans la R et D : Concentrez-vous sur la technologie, la mobilité, les nouveaux modèles publicitaires et les analytics.

    Donc développez des API, intégrez Facebook connect, Google connect, la syndication de contenus aux sites artistes.

    Ne suivez pas EMI, décentralisez la distribution via des players embed (60% du traffic de Youtube). Utilisez le player SoundCloud qui vous permet d’avoir accès à des analytics de grande qualité. Permettez à vos consommateurs de faire votre marketing.

    Pensez RSS, Feeds, XML, API et pas MTV.

    Les datas sont le « new gold » : Comprenez que vous pouvez faire de l’argent autour de la musique, pas forcément que sur la musique. Réfléchissez à des business models basé sur le dataming, les nouvelles générations de pub, le branded content personnalisé, le targeting comportemental

    Comprenez que le futur de la musique c’est la mobilité, la découverte et le social et c’est tout : Licencier donc l’accès la musique au lieu de simplement vendre des copies: Inventez de nouveaux systèmes de revenus impliquant des ISP, des opérateurs télécoms, des opérateurs mobiles, des moteurs de recherche. Partagez les revenus

    Déployez des applications mobiles partout (Iphone, Android, Symbian, Windows). Que ce soit pour des remixes, des mash-ups des playlist, des applications musiques pour les réseaux sociaux, des radios digitales…

    Pensez encore une fois en terme d’accès à la musique et de freemium. Le streaming gratuit ok, mais le taux de conversion au payant doit au moins être à 2 chiffres. Comment ? En proposant pour les versions payantes des versions haute def, des concerts, des webcasts, des produits spéciaux (D2F), des compilations digitales

    Intégrez les concepts de mise en avant de nouveaux talents. Intégrez les blogueurs, lancez des radios thématiques « Connectez et développez ». Regardez ce que fait Bandcamp, ils commencent à prendre le lead dans ce domaine.

    Pour la plupart des gens, les maisons de disques sont le mal, représentées par Pascal Nègre, Obispo, la starac ou Zazie. Les pirates ont donc l’impression de faire œuvre de bien public, en piratant une industrie qui n’hésitent pas à afficher un salaire à 6 chiffres par mois (Nègre/Universal), à balancer de la musique jetable (Starac et autres) ou a comparer les pirates à des nazis (Lameignère/Sony). Les considérations artistiques ne rentrent pas en ligne de compte. Pour la plupart, « on pirate une industrie qui en a bien profité pendant des années », ou qui « se fait du fric sur les dos des consommateurs ». Bref, pour le grand public, tout est de votre faute.

    Donc arrêtez de faire enrager vos potentiels acheteurs mais engagez les. Maintenant ! Engagez la conversation, créez un blog, soyez transparent. Transparence = confiance. Pour les utilisateurs comme pour les artistes.

    Comprenez bien que votre plus gros problème, ce n’est pas le piratage mais l’obscurité. L’engagement crée l’attention qui crée la monétisation

    A côté de l’engagement, la clé du succès est la différenciation. . Nous avons maintenant les outils qui nous permettent de créer des business models customisés pour chaque artiste label, public, services…Le business model unique n’existe plus. Alors pourquoi ne le faites-vous pas ?

    La technologie n’est pas magique, elle ne va pas résoudre un problème business. Pensez l’environnement digital comme un lego

    Rentrez en concurrence avec le gratuit, justement parce que ce que vous offrez n’est pas gratuit. Pour la plupart des gens, copier un CD, c’est gratuit, charger sur une clé USB, c’est gratuit, mais la connexion avec l’artiste, l’expérience créée autour de la musique, les valeurs ajoutées comme les vidéos, films, jeux, chats, livres, concerts et merchandising, en bref le contexte (!!!) – tout cela n’est pas gratuit.

    Il faut cesser avec cette obsession de vouloir faire de l’argent avec chaque copie, au lieu de fournir un accès global à la musique, un contexte qui donnera envie d’acheter.

    Adaptez-vous : Résistez donc à la tentation de demander des MG monstrueuses et inadaptées, de refuser les accès aux catalogues sans aucune raison (à part celle du contrôle unique du marché), de poursuivre vos consommateurs, d’être inflexible sur les prix, de refuser tout standard technologique, d’être complètement obscur sur vos politiques de licences, de détruire la protection à la vie privée…Car plus personne ne vous suivra. A moins que cela ne soit votre stratégie.

    Résistez également à la tentation des formats protégés. Si il y a quelques années vous n’aviez pas imposé les DRM, vous n’auriez pas créé tout seul le monstre Itunes. Alors autorisez les systèmes open.

    Et laisser la place à des talents qui viennent de l’extérieur….Hotmail a changé les emails, des étudiants de stanford ont lancé Google, ou Facebook…L’innovation vient souvent de l’extérieur..

    Bref, n’attendez pas qu’on vous sauve, mais prenez vous en mains.

    Scott Fitzgerald disait : “The test of a first-rate intelligence is the ability to hold two opposed ideas in the mind at the same time, and still retain the ability to function”. Dont acte

    Virginie Berger

    Music Marketing Machine, Music business analyst, strategist, digital marketer.
    Contact me: twitter.com/virberg, virberg@gmail.com

    Music industry consultancy covering digital music marketing and strategy.
    What can you do to make sure more people hear your music? What can you do to maximize music and merch sales? What can you do to bring in more traffic to your web site? What can you do to bring in more people to shows?
    Save the music, not the industry.

    Sunday, January 03rd, 2010 | Author: rs@sybot.fr

    Toute l’Equipe de 121 MusicMag, vous souhaite une bonne année 2010 !

    Category: Non classé  | Leave a Comment
    Wednesday, November 25th, 2009 | Author: rs@sybot.fr

    I – LE BUT

    La loi « Création et Internet » – ou « HADOPI » – vise à réprimer le partage d’œuvres culturelles sur Internet. Préparée par le gouvernement français, elle met en œuvre le dispositif de « riposte graduée », à l’issue duquel peut être prononcée une suspension de la connexion Internet des personnes soupçonnées d’actes de partage.

    L’autorité administrative (HADOPI) créée par ce texte agit sur dénonciation d’acteurs privés représentant les industries du divertissement (syndicats professionnels, enquêteurs privés). Elle est chargée, en se basant sur des preuves sans valeur, d’envoyer des courriers d’accusation menaçant les utilisateurs de sanctions s’ils ne cessent pas de partager des œuvres culturelles sur Internet.
    Initialement, le texte prévoyait que, en cas de récidive, HADOPI puisse prononcer une coupure de la connexion Internet pour une durée allant jusqu’à un an (le paiement de l’abonnement restant à la charge des abonnés sanctionnés pendant cette période).

    Mais dans sa décision historique du 10 juin 2009, le Conseil constitutionnel retire tout pouvoir de sanction à l’HADOPI. Notant que le libre accès à Internet est devenu une composante essentielle de la liberté d’expression et de communication garantie par l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le Conseil estime que seule l’autorité judiciaire, garante des libertés, peut prononcer des mesures y faisant obstacle.

    Le projet de loi HADOPI 2, examiné au cours de l’été 2009, cherche à contourner la censure du Conseil constitutionnel en confiant ce pouvoir de sanction à un juge unique, généralisant au passage une procédure judiciaire expéditive et irrespectueuse des droits fondamentaux.

    II – LA REALITE DES FAITS : UNE BELLE STRUCTURE

    Selon la loi contre le téléchargement illégal, votée par l’Assemblée nationale, le budget de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet doit permettre de faire travailler sept personnes à temps plein. Lors du vote de ce texte, les anti-hadopi avaient ironisé sur le manque de personnels qui rend presque illusoire la possibilité d’une riposte graduée contre ceux qui téléchargent illégalement.

    Aujourd’hui, l’hadopi n’existe pas encore mais le site PCinpact, relayé par Eco89, a découvert qu’elle avait déjà une adresse, des locaux ont été loués. Et surprise, alors que la structure doit abriter l’équivalent de seulement sept temps plein, on apprend que l’hadopi va occuper des locaux de plus de 1000 m² pour un prix exorbitant.

    En résumé : plus de 1000 m² et 487 000 euros de loyer par an pour seulement 7 personnes !

    MAIS QUI VA PAYER ?

    III – HADOPI 2 : LA REMISE EN CAUSE PAR L’EUROPE

    C’est encore une petite claque pour le Gouvernement français et son empressement à vouloir imposer la loi Hadopi. Il ne sera pas possible de couper Internet à un usager sans que les droits de la défense et le droit d’être entendu soient appliqués. [...]

    N’oublions pas que Nicolas Sarkosy était intervenu lui-même en écrivant à José Manuel Barroso, le président de la Commissiojn européenne, pour que l’amendement 138 ne vienne pas entraver la décision de la France. [...]

    La loi anti piratage avance lentement et plutôt dans le sens d’un renforcement du droit des consommateurs. Jérémie Zimmermmann, l’un des fondateurs de La Quadrature du Net, dans un article paru le 5 novembre dernier sur Silicon.fr estime que l’amendement 138 comporte encore des passages ambigus et des failles potentielles. Il affirme que si le texte s’applique aux Etats membres, il “n’interdit [...] pas aux opérateurs télécoms et les industries du divertissement d’enfreindre le principe fondateur de la Neutralité du net”. Néanmoins, “ce texte constitue une arme juridique importante pour continuer le combat contre les restrictions abusives de l’accès au Net”.

    Cet accord pris par la Commission européenne jeudi dernier doit encore être validé par un vote final du Parlement européen et par un engagement des états de l’Union Européenne.

    IV – OU S’ARRETERA LA BÊTISE DU LEGISLATEUR

    Le jour ou à la base de projets visant à comprendre voire sanctionner le comportement d’une génération, l’avis des gens de cette génération sera pris en compte, des solutions efficaces et applicables seront enfin proposées.

    C’est la France du Minitel de de France Télécom Monopole qui statue sur celle de l’Internet des freenautes !

    L’histoire est tellement claire, que c’est à se tapper la tête par terre lorsqu’on voit ce dont accouchent à grands frais nos législateurs d’une inculture crasse sur les usages de l’Internet, guidés comme des moutons par des lobbies.

    YAKA FAUT KON ?

    Des solutions simples exitents pourtant. Par exemple, il faudrait “taxer” à la source :  Les lecteurs MP3, les disques dur, les ordinateurs, les media centers, comme cela a été fait pour les CD et le K7 en leur temps, mais les accès internet et l’hébergent.

    Ensuite, il faudrait une licence minime mais obligatoire sur tous les logiciels destinés à l’encodage, au classement et à la lecture.. quelque chose de très raisonnable (0,10 Centimes d’Euro par exemple), et ce y compris sur les logiciels gratuits… Nous qui les téléchargeons, devrions pouvoir nous acquitter de cette somme ridicule, qui serait collectée sans frais bancaires [merci pour la solidarité de ceux qui savent pouvoir compter sur nous quand ils ont fait des conneries, nos amis les banquiers!]

    L’offre à besoin d’être stimulé de toutes part:
    Attendez, trouvez-vous normal de payer plus cher un CD téléchargé que le même en physique ?
    Comment expliquer les lenteurs dans la numérisation du catalogue (environ 35 % est numérisé à ce jour)
    Puis fraudeur pour fraudeur, il y a des choses, qui ne seront pas sanctionnables… Trop difficile, trop coûteux, trop incertain ! Les tribunaux semblent assez surchargés comme ça !

    Il faudrait aussi rechercher qui est en grande partie responsable de la situation actuelle, et leur demander de faire face au financement de l’évolution de leur marché.
    Donc, s’interroger sur le rôle des “Majors” qui ont inventé l’industrie de la musique, et qui comme dans toute industrie travaillent le format, le pareil, le semblable…
    Puis comme dans toute industrie, qui licencient les créatifs et embauchent des comptables et des stagiaires…
    Ces tigres de papier font pitié à voir devant la situation actuelle.
    Ils sont incapables de proposer quoi que ce soit, et affichent une inertie à décourager un éléphant !

    Il faut enfin multiplier les points de vente, simplifier l’accès au catalogue (le traitement de la sécurité des contenus est des plus simples et des moins coûteux !)

    Il y a15 ans, 500 000 personnes vendaient de la musique… aujourd’hui ils sont 50 000 ! avec un catalogue qui n’est plus travaillé, voire édité !

    Pourquoi, un fan de Madonna ou de johnny qui drainerait sur son blog des centaines ou des milliers de visiteurs n’aurait-il pas la possibilité de vendre le catalogue de Johnny ou de Madonna. Quel meilleur endroit pour acheter?
    Passionné parmi les passionnés, il aurait certainement d’excellents résultats. Désolé, Imposible !

    Depuis que les fous ont désertés les direction des maisons de disques tout part en “coui….” Et même chez l’agitateur d’idée, on n’agite plus aujourd’hui que le spectre du plan social !

    Eh oui… La musique c’est une flopée de métiers de passionnés, dont certains relèvent du sacerdoce… allez expliquer ça à des analystes en costard 3 pièces.

    Punir, couper l’internet, et finir par taper une nouvelle fois sur les plus démunis, me semble aussi improductif qu’indécent !
    Je ne connais pas un de mes amis qui adolescent ne se soit laissé allé au moins une fois à voler un disque, ou à le recopier sur une K7… Cela fait-il d’eux de dangereux délinquants ? Tous ou presque sont aujourd’hui pères de famille cadres, enseignants, ou à la tête d’une entreprise !

    Par contre, tous ceux qui payent jusqu’à 45 €/mois pour télécharger hyper vite de l’illégal… C’est à dire des gens qui s’organisent pour frauder,en ayant le pouvoir d’achat... Là il y à faire…. Avec les clients mais aussi avec les fournisseurs dont les comptes sont prospères… Sus à RapidShrae et consorts !

    Voila pour mon coup de gueule de ce soir… Qui suis-je pour dire tout ça ?
    Ou est ma légitimité ?

  • Je suis un auteur compositeur sociétaire de la Sacem.
  • Depuis peu un Editeur qui possède un joli catalogue lui aussi confié à la SACEM.
  • Depuis 4 ans l’exploitant d’une plateforme de téléchargement légal et Ethique… qui paie SACEM, SCPP et autres sociétés de perceptions de Droits
  • Depuis 3 ans un consultant de l’ombre qui intervient à la demande de “majors”… En tant que spécialiste internet depuis 1994, je dirige aussi une compagnie spécialisée dans l’hébergement et la distribution de contenus multimédias… Une compagnie qui serait d’accord pour collecter chez ces clients, comme elle le fait pour la TVA, et même pour contribuer.
  • Depuis quelques minutes, un grand découragé.
  • Car ou irait tout ce bel argent ? Production, développement d’Artistes, modernisation de l’outil de production ? ou BONUS !

    Demain sera un autre jour :)

    Raoul SCULTORE


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